Jean Baudrillard dissertait sur le corps en tant qu’objet de consommation. Nos sociétés ont adopté une posture narcissique. Nous avons besoin des autres pour satisfaire notre image, et cette image doit être conforme à l’idée que nous nous faisons de nous-mêmes.
Nos sociétés édictent des modèles illusoires.

En août 2011, une gamine de 12 ans, décharnée, a remporté un concours de mannequins professionnels adultes. Cette semaine, en feuilletant un magazine, j’ai constaté avec effarement que les nouvelles poupées barbies proposées aux petites filles souffraient toutes d’anorexie. Les formes féminines de mon enfance ont fondu.  Ça fait bien longtemps que les femmes sont soumises à ces archétypes.
Les critères de beauté sont fluctuants.

 

Un peu d’histoire

Au Moyen-âge, la femme devait être gracile. A la Renaissance, l’usage du corset se généralise. Il met en forme conique le buste de la femme, en aplatissant sa poitrine. L’idéal féminin était alors la femme oisive et charnue de la bonne société.
Au XVIIIe, suite aux avancées de la diététique qui prônent les corps minces, le corset évolue. Il comprime les côtes flottantes, ses bretelles maintiennent les épaules en arrière afin que le dos soit très droit et le port de tête altier. Après sa brève disparition lors de la révolution, il revient et au milieu XIXe laisse émerger les seins, puis vers la fin du siècle amplifie les formes féminines en resserrant les tailles. C’est la fameuse forme en sablier.
(Outre la constriction des organes internes, le port quotidien du corset provoquait une atrophie musculaire et des irritations de la peau dues au frottement des baleines.)

A la belle époque, le ventre s’aplati, les tailles se cambrent et les fesses ressortent.
Puis le corset tombe de plus en plus, jusqu’à devenir une gaine dans les années 20. On compresse les fesses, le ventre, les hanches et les cuisses.
Après les pénuries et les manques de la seconde guerre mondiale, c’est la pin’up qui s’affiche en grand format, guêpière et maillot de bain.
Dans les années 60, les formes s’amenuisent. L’esprit contestataire des années 70 change l’image de l’idéal féminin. Les femmes sont minces voire maigres, presque androgynes.
Les années 80, les femmes sont actives et managent leur corps, minces et musclées sur le modèle « fitness » (Certains se souviennent de Véronique et Davina)
Le phénomène s’atténue et la femme redevient pulpeuse. Diététique et gourmandise sont de nouveau compatibles.
Les années 90 amorce le retour des produits du terroir. On cherche à manger vrai, à retrouver le goût.
Aujourd’hui la poitrine est la partie du corps la plus érotisée, et le reste du corps doit être mince, mince, mince !!!

 

La perception de la minceur aujourd’hui

Dans notre société actuelle, la femme est représentée comme la nourricière par excellence, mais les diktats de la minceur lui interdisent d’apparaître comme une consommatrice vorace. Dans les médias et la publicité qui véhiculent ces images, on admet qu’une femme aie du plaisir à manger un met, à condition qu’il soit allégé, bon pour la santé et l’équilibre.
La femme est montrée raisonnable, responsable dans son rapport à la nourriture et délicate. Elle pourvoit avec amour aux besoins des hommes et des enfants, mais se contraint.
Ah ! Cette fameuse phrase dont je n’ai pu identifier le perfide auteur : « Il faut souffrir pour être belle »
Nous vacillons entre la culpabilité et la satisfaction de nos désirs.
Ne nous étonnons pas si les femmes sont les premières à souffrir de troubles du comportement alimentaire.

Dans une société de consommation comme la nôtre, la cupidité se frotte les mains, des milliers de propositions nous sont faîtes pour nous aider à atteindre L’objectif : être parfait, être conforme.
On bouge le curseur, pour créer de nouveaux besoins, de nouveaux manques.

On se trouve de nouvelles cibles, les hommes à leur tour doivent surveiller leur tour de taille, entretenir leur peau et faire disparaître leur système pileux. Les enfants sont soumis de plus en plus jeunes à ce miroir aux alouettes.
Alors que notre société survalorise l’image de la minceur, 20 à 35 % des françaises sont en surpoids, et l’obésité suit une progression alarmante en particulier chez les femmes.

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Calmons-nous, tentons de prendre du recul, et le taureau par les cornes !

* Perte moyenne constatée de 3,3 kg/mois pour un IMC de 25,3. Attention, ces résultats peuvent varier d'une personne à une autre.