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“Les féculents font grossir” – Vrai ou Faux ?

Depuis des années, les féculents sont diabolisés, bannis par la plupart des régimes et traqués dans les assiettes, en particulier par les femmes. Il faut chasser ces a aprioris négatifs et nuancer nos positions, car leur apport en glucides dits complexes est nécessaire.

 

Les féculents : source d’énergie

Ils fournissent l’énergie indispensable aux muscles, aux organes et au cerveau. Sources de fibres, les féculents fournissent également des protéines végétales, des vitamines et sont riches en minéraux. Par ailleurs, ils ne contiennent pas de lipides (pas de matières grasses) et sont satiétogènes.

Leur consommation nous évite donc les sensations de faim. C’est important car votre corps a de la mémoire !!! Si vous l’affamez, il s’en souvient et stocke dès que l’occasion se présente.
De plus, ils sont bon marché, accessibles pour toutes les bourses. Donc, ne les négligez pas, ils sont Forking compatibles.

 

Perte de poids rapide

S’il vous faut perdre vraiment du poids, avec le Forking plus, mettez les un temps de côté. Mais, n’oubliez pas de les introduire de nouveau dans votre menu quotidien. Ils sont des alliés pour votre santé et votre équilibre.

L’augmentation de la consommation de féculents fait d’ailleurs partie des objectifs nutritionnels fixés par le Programme National Nutrition Santé (PNNS).

Dans la famille des féculents, outre les céréales, on trouve les légumes secs, comme les lentilles, les poids chiches ou cassés, les flageolets, les haricots blancs ou rouges, les fèves… et aussi des tubercules comme les pommes de terre et le manioc.

 

La préparation des féculents

Tous les féculents doivent être cuits avant d’être consommés. Ils se réhydratent et absorbent environ trois fois leur poids en eau. La cuisson rompt les chaines d’amidon en plus petites unités, ce qui facilite l’absorption par l’organisme. L’index glycémique augmente avec la durée de cuisson des pâtes, il convient donc de cuire les pâtes al dente, car la chaîne est idéalement rompue pour facilité l’ingestion.

 

Le cuit ou le cru

Depuis qu’il a découvert le feu, l’homme l’utilise pour élargir son registre alimentaire.
Nous sommes les seuls animaux qui mangent des aliments cuits. Les crudivores considèrent qu’un aliment cuit est un aliment mort.

L’anthropologue Claude Lévi-Strauss (dans son livre « Le cru et le cuit » C/O plon, 1964) distingue trois formes : le cru, le cuit et le pourri. Selon lui, le passage du cru au cuit est un processus culturel, le pourri étant un processus naturel Des états intermédiaires apparaissent, le rôti qui laisse du cru à l’intérieur est plus éloigné de la culture que le bouilli qui fait disparaître toutes traces du cru.

 

 

Les diététiques anciennes considéraient que la digestion était une cuisson des aliments. La diététique moderne évolue conjointement aux avancés de nos connaissances dans le domaine scientifique. La définition actuelle de la digestion recouvre l’ensemble des processus biochimiques et mécaniques qui participent à la transformation et à l’absorption des aliments.

Maints facteurs influent sur notre digestion : notre âge, notre type de travail, notre activité physique, notre état de santé, notre état émotif…

« Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement. Ce qu’on mange avec goût se digère aisément.»

Georges CourtelineLa Philosophie.

 

* Perte moyenne constatée de 3,3 kg/mois pour un IMC de 25,3. Attention, ces résultats peuvent varier d'une personne à une autre.