La principale cause des surconsommation en terme d’alimentation, résiderait dans le non respect des sensations alimentaires, ou par insatisfaction corporelle. Elle découle également d’une perte des savoirs faire alimentaires, de la pression consumériste, des traumatismes graves, tels que des abus sexuels ou maltraitances. C’est un facteur que l’on retrouve chez près de la moitié des adolescents qui ont connu une prise brutale de poids dans la dernière année.

 

L’alimentation et le plaisir

Le lien entre alimentation et plaisir est évident et démontré scientifiquement. La consommation d’aliments provoque une sensation de plaisir en activant, dans le cerveau, le circuit physiologique de la récompense. Cette “satisfaction” est accentuée lors de la consommation d’aliments agréables au goût. Cela concerne principalement des produits gras et/ou sucrés, à forte densité énergétique.

Les normes sociales et les représentations, qui varient selon l’âge, l’histoire et les appartenances sociales et culturelles, orientent et structurent les comportements alimentaires.  On parle là d’horaires, de repas familiaux, de règles de convivialité. Les régulations physiologiques peuvent être influencées par ces régulations sociales. Les études montrent que pour modifier durablement ses comportements, il est important de modifier les normes sociales du groupe.

“Tout ce qui peut simplifier la vie est bon à prendre. L’enjeu essentiel aujourd’hui est de réapprendre à manger, et non de chercher à maigrir. Le programme Bio Diner Minceur s’inscrit, à première vue, dans cette logique” Dr Delabos, précurseur de la chrononutrition.

 

Changer son alimentation, à travers des actions sociétales

C’est une des approches abordées par les programmes EPODE (Ensemble Prévenons l’Obésité des Enfants) qui en France d’abord, puis dans de nombreux pays ensuite, ont mis en place une stratégie visant à modifier les normes sociales à travers toute une série d’actions de proximité dans les municipalités. Le succès se traduit par une modification quasi inconsciente des comportements alimentaires. Pour but principal une meilleure santé, et une baisse de 10% de la prévalence de l’obésité infantile.

 

Les campagnes d’information

Le GROS dénonce les  campagnes d’information nutritionnelle, qui pour lui contribuent à détourner l’individu des signaux corporels de faim, de rassasiement, et de ses appétits spécifiques.

Ceci explique que pour le GROS, la prise en charge de personnes ayant un excès de poids passe par la restauration d’un comportement alimentaire principalement contrôlé par les sensations alimentaires. Le GROS préconise un contrôle principalement sensoriel, évitant la diabolisation des aliments et d’aider la personne à trouver des alternatives aux prises alimentaires, qu’il utilise pour réduire ses tensions émotionnelles.

 

Changer son alimentation suffit-il pour maigrir ?

On constate que l’on ne peut réduire la prise de poids à la seule alimentation. En revanche, toute une série de facteurs sont à prendre en compte. C’est ce qui fait l’originalité du programme Bio Diner Minceur, qui n’est pas un régime en soi, mais une méthode simple, conciliant les leçons de la chronobiologie (manger peu le soir), la réduction des calories, l’absence de frustration à l’origine des rechutes et troubles du comportement alimentaire, grâce à la relative liberté lors des autres repas.

Cette méthode comprise comme telle, et non comme un précepte, se révèle une aide pour ceux qui souhaitent contrôleur leur poids.

* Perte moyenne constatée de 3,3 kg/mois pour un IMC de 25,3. Attention, ces résultats peuvent varier d'une personne à une autre.